Dans ses déplacements vers le pays huron, Champlain visita la région de Montebello à quelques reprises. Il la décrit comme «giboyeuse et recouverte de beaux arbres». Ces forêts d'érables, de hêtres, de tilleuls et de cerisiers favorisent au printemps l'éclosion d'immenses tapis de trilles blancs et éclairent l'automne du flamboiement de leurs couleurs.
En 1674, Mgr de Laval reçu le territoire en seigneurie de la Compagnie française des Indes occidentales. Laissée en friche, la seigneurie fut achetée par la famille Papineau vers 1803. Le développement commença quelques années plus tard, coordonné par le cadet des Papineau, Denis-Benjamin, alors âgé d'à peine vingt ans.
Les premiers colons, une vingtaine d'hommes courageux, s'installèrent sur la côte dite du Front, le long de la rivière des Outaouais. Ils sont environ six cents en 1831, lorsqu'ils fondent la paroisse Notre-Dame-de-Bonsecours. Ils seront plus de mille cinq cents en 1846, lorsque Louis-Joseph Papineau, de retour d'exil, entreprendra la construction du manoir seigneurial.
En 1878, la concentration de population autour du manoir permet la fondation du village de Montebello. Il semble que Louis-Joseph choisit ce nom en l'honneur de son ami français, le duc Napoléon-Auguste de Montebello. Une autre hypothèse l'expliquerait par la ressemblance des paysages de Montebello avec ceux de la municipalité du même nom en Lombardie (Italie). Un des premiers maires du village fut Henri Bourassa, petit-fils du seigneur, qui sera aussi directeur-fondateur du journal le Devoir.
Source : texte intégral tiré du document réalisé par la Corporation du Village de Montebello